La SPA …

… N’existait pas encore !
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“Au mois de novembre, on chassait le grèbe; je pense que peu de gens se souviennent de ce genre de tir (…) ; on y allait en péniche avec deux rameurs. Les grèbes très sauvages et se sentant chassés ne s’approchaient guère du rivage. Il fallait ramer vite et longtemps avant d’apercevoir l’oiseau, puis comme il ne montrait que son cou et sa jolie tête, il fallait être adroit tireur et viser juste et vite, car le grèbe plongeait et disparaissait sous l’eau à la moindre alerte.” (“Ouchy, mon village”, Anne van Muyden Baird, Ed. Spes, Lausanne, 1943)

Je n’arrive pas à m’imaginer le bruit des détonations au large de Montreux. Et les pauvres grèbes! Je comprends pourquoi on n’en voit plus beaucoup.

C’est la belle lumière d’une journée d’hiver qui me séduit dans cette œuvre.

* * *
François Bocion, “La chasse aux grèbes”, 1864, huile sur toile, 74.6 x 127 cm, coll. part.
(Il existe une autre version de cette œuvre, intitulée “Scène d’hiver près de Montreux”. De plus petit format — 29.5 x 48 cm —, elle se trouve au Musée d’Art et d’Histoire de Neuchâtel).           Texte Olivier Gfeller.  source : M. Mejean, correctrice

Le vent du jour

La bise noire

Bise noire
MétéoSuisse
La bise est qualifiée de noire lorsqu’elle s’accompagne d’un temps très nuageux et parfois pluvieux. Cette situation, fraîche et humide, est rare et survient surtout en automne et en hiver. La bise noire souffle par haute pression sur l’Atlantique et dépression active sur la Méditerranée. Dans ce cas le courant bas est de nord-est mais au-dessus de 2000m environ il est surmonté d’un courant chaud de sud à sud-est. La Bise noire est parfois aussi liée à la présence d’une goutte froide au voisinage des Alpes.

Nouveauté ?

Toutes les coques de voiliers modernes sont dites à bouchain. Découverte récente ?
Ci dessous le 5.5m ( Toucan ) de Noverraz en 1968. Même si la photo est floue, l’on voit nettement qu’il avait déjà compris les avantages de cette forme de coque.

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Eole

Martin nous a faite parvenir un intéressant document concernant les vents du lac. Bien sûr, vous les connaissez très bien mais une source nouvelle peut être intéressante.
Nous vous proposerons chaque jour un nouveau vent, aujourd’hui :

La bise

Bise sur le léman topelement
MétéoSuisse

La bise est le vent le plus caractéristique du léman. Elle s’établit lorsqu’une haute pression recouvre les îles Britanniques et une basse pression, l’Italie.

La bise souffle du NE sur le Petit et le Grand-Lac. Sur le Haut-Lac, elle est ralentie par les Alpes vaudoises et déviée en direction de l’embouchure du Rhône,  elle souffle alors du NNW. Elle est nettement dominante dans la première moitié de l’année, notamment au printemps, minoritaire dans la seconde moitié. Souvent persistante, elle peut souffler plusieurs jours consécutifs. La prétendue règle relative à la durée de la bise 3, 6 ou 9 jours- n’est pas vérifiée. Les bises d’été sont plutôt courtes, celles d’hiver plus longues (surtout de décembre à mars). La bise la plus longue a été relevée en février 1956, elle a duré 15 jours consécutifs. Le début et la fin d’une bise franche sont peu nets, contrairement au foehn par exemple. Un signe précurseur est l’encapuchonnement des Préalpes de Savoie (qui persiste avec la bise). En règle générale la bise apparaît après une période pluvieuse et ne la précède pour ainsi dire jamais.

La vitesse de la bise est comprise entre 3 et 9 Bf. Les bises violentes sont cependant rares. Des rafales atteignant 100 km/h ont déjà été mesurées à Genève, où la canalisation entre le Jura et les Préalpes tend à la renforcer. Une forte bise, couplée à des températures négatives peut causer des dégâts dans les ports en raison du gel instantané des embruns.