Dernier moment

UnknownFaites don de votre HB 2T à une famille de pêcheurs, pour une utilisation durable et à vie, dans des pays où tout gagne de la valeur en vieillissant !
Madame, Monsieur
Il ne reste que quelques semaines avant l’entrée en vigueur de la nouvelle législation sur les HB 2T. Nous vous avions contacté récemment dans le cadre de notre campagne de recyclage des moteurs hors-bord 2T au profit des pêcheurs artisanaux de la mangrove guinéenne.
Dans cette perspective, je vous serais reconnaissant de contacter votre réseau afin que nous puissions récolter un maximum de moteurs ou tout matériel nautique également utile (cordages, gilets, cirés, etc…). Vous trouverez en annexe la lettre de présentation du projet que vous pouvez communiquer à vos membres et vous invite à me contacter pour tout renseignement complémentaire.
Ceci est ma dernière lettre et je ne vous dérangerai plus. En vous remerciant d’avance, je vous envoie mes meilleures salutations lémaniques.
 François CHERVAZ
Directeur de la formation
Apprentissages Sans Frontières
Rue de Saint-Germain 3
1204 Genève
Tél: +41 22 734 80 01

Quelques précisions

6.50M SÉRIE INTERNATIONALE.   UNE CLASSE À REDÉCOUVRIR

Rosalie est l’un des derniers 6.50m SI construit en France, selon
une jauge à restriction née d’une réaction à la jauge internationale appliquée à partir de 1907. La jauge très simple et à restriction a produit des bateaux de petite taille, vifs, rapides et transportables : longueur hors tout limitée à 6,50 mètres, surface de voile à 30 mètres carrés, tirant d’eau à 1 mètre, et longueur de flottaison ne devant pas dépasser les 4/5e de la longueur de coque, soit 5,20 mètres. Autre préconisation : la surface ouverte du cockpit ne devait pas excéder
2 mètres carrés, mesure qui fut à l’origine d’une mauvaise réputation de ces bateaux susceptibles de couler sur de forts coups de gîte.
En France, la série prit le surnom de «6.50m chemin de fer», ses unités étant transportées par le rail de plan d’eau en plan d’eau.

Le 6.50m SI eut son heure de gloire lorsque la série fut choisie
pour disputer la One Ton Cup du CVP de 1920 à 1923, et désignée comme quillard olympique aux JO de 1920. Idéalement menés à trois équipiers, les 6.50m SI furent concentrés à Nantes, Nice, Arcachon
et dans une moindre mesure à Paris. La flotte, adoptée dès 1911 sur le Léman y remporta un tel succès que dans les années vingt certains s’inquiétaient du nombre de participants aux régates, craignant
que la série ne draine tous les talents au détriment d’autres classes considérées comme plus «nobles». Le dernier bastion français
de la série fut la région nantaise où la flotte périclita au début
des années soixante et fut vendue en partie à Thonon et dans
les clubs vaudois.

En 1965, la série lémanique trouva un nouvel essor avec l’autorisation de construction en bois moulé et en verre-polyester et, en 1973,
la suppression de la restriction quant à la longueur à la flottaison permit de lancer des créations étonnamment rapides sur plans Fragnière, Staempfli, mais surtout Daniel Voruz qui donna accès à des performances encore jamais atteintes jusque-là.

                                                                                                            Réf : voile et voilier